Sortir de la spirale de l'endettement - Le syndic de faillite : le professionnel le plus qualifié pour trouver des solutions aux problèmes financiers

11 janvier 2012

Sortir de la spirale de l'endettement - Le syndic de faillite : le professionnel le plus qualifié pour trouver des solutions aux problèmes financiers

Alors qu'il constitue déjà un problème en temps normal pour des milliers de consommateurs, l'endettement peut aussi réserver des lendemains difficiles au sortir de la période des Fêtes. La situation peut prendre une tournure d'autant plus préoccupante que bon nombre de gens ne savent pas vers quelle ressource se tourner pour les aider à s'en sortir. Or, cette ressource existe et est à portée de la main : il s'agit du syndic de faillite.


« Il faut briser le tabou qui entoure les questions d'insolvabilité financière, croit la présidente de l'Association québécoise des professionnels de la réorganisation et de l'insolvabilité (AQPRI), Josée Pomerleau, B.A.A., D.E.S.S. Fisc., CIRP. Nous devons faire évoluer notre conception historique de ce qu'est une faillite et cesser de culpabiliser les gens qui se retrouvent dans cette situation ou croire qu'ils sont irresponsables. »


Qu'on le veuille ou non, les questions liées à l'insolvabilité demeurent d'actualité. Ainsi, selon les données colligées par le Bureau du surintendant des faillites, quelque 37 800 Québécois se sont trouvés en situation d'insolvabilité au cours de l'année qui s'est terminée le 31 octobre 2010. Parmi ceux-ci, 75 % ont déclaré une faillite personnelle.


Difficultés financières : plusieurs causes potentielles
« Bon nombre de gens qui se retrouvent dans une situation financière difficile ou qui déclarent une faillite le font à cause de facteurs qui sont complètement hors de leur contrôle, par exemple une maladie grave, une perte d'emploi, une saisie de biens ou encore, une séparation, ajoute la présidente de l'AQPRI. Personne n'est donc à l'abri d'une telle éventualité. Et on ne doit pas non plus perdre de vue que la facilité à obtenir du crédit, le caractère de plus en plus complexe des contrats ou des engagements financiers et, jusqu'à un certain point, le manque d'éducation financière des gens sont autant de facteurs qui peuvent plonger les consommateurs dans une situation qui peut éventuellement s'avérer pénible. »


Des experts et des conseillers impartiaux
Et c'est précisément là qu'interviennent les syndics de faillite, qui sont les seuls professionnels autorisés par la loi à administrer une procédure de faillite. « Les syndics de faillite sont des officiers de justice impartiaux, dont l'expertise repose sur une formation académique pointue et dont le travail est réglementé par les autorités gouvernementales, explique Josée Pomerleau. Outre leur formation, ils doivent en effet être titulaires d'une licence émise par le Bureau du surintendant des faillites du Canada pour exercer leur métier. De plus, les frais liés à leur intervention sont fixés par le législateur, ce qui est de nature à rassurer les consommateurs. »


D'autres solutions que la faillite
Les syndics sont donc les professionnels les mieux placés pour aider les gens à solutionner leurs problèmes financiers. Mais l'AQPRI précise que la faillite n'est pas la seule solution qui s'offre aux gens aux prises avec une situation financière difficile.


« Il existe d'autres solutions, parmi lesquelles ce qu'on appelle la proposition de consommateur. Il s'agit d'une offre qui est préparée en collaboration avec un syndic de faillite et qui est présentée aux créanciers d'un particulier afin de réduire le montant de ses dettes, d'allonger le délai de remboursement de celles-ci ou encore, de combiner ces deux avenues. On peut aussi penser au prêt de consolidation, un arrangement qui doit être pris avec une institution bancaire, ou encore, au dépôt volontaire, qui permet de faire un versement mensuel à la Cour jusqu'à la liquidation complète d'une dette et ce, tout en tenant compte du salaire et des responsabilités familiales du particulier » d'ajouter Josée Pomerleau.


« Quant à la faillite, il est important de comprendre qu'il ne s'agit pas nécessairement d'un échec, mais plutôt d'une occasion de prendre un nouveau départ, en apportant une solution raisonnable et pratique à une situation impossible à régler autrement. »


Aider plutôt que stigmatiser
Selon l'AQPRI, il importe d'aider et non de juger les personnes qui vivent une telle situation. Face à une réalité aussi pénible, les gens deviennent plus vulnérables et c'est pour cette raison qu'il est primordial qu'ils puissent compter sur l'aide de professionnels qui les comprennent et qui disposent de la formation et des outils nécessaires pour les aider.


« Le premier objectif à atteindre face à un endettement démesuré est de reprendre le contrôle de la situation et de réduire cet endettement, en tout respect pour les droits des créanciers, de même que pour ceux des gens en difficulté, ajoute Josée Pomerleau. C'est précisément la mission des syndics que d'aider les consommateurs à atteindre cet objectif. »


À propos de l'AQPRI 
Fondée en 1980, l'Association québécoise des professionnels de la réorganisation et de l'insolvabilité (AQPRI) regroupe les syndics de faillite licenciés qui exercent au Québec sous l'égide de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. En plus de veiller, notamment, à la formation continue de ses membres et à leur représentation auprès de l'Association canadienne des professionnels de la réorganisation et de l'insolvabilité, l'AQPRI assure également les liens avec l'ensemble des intervenants du domaine de l'insolvabilité au Canada.


Source : Page d’accueil Groupe CNW